Colombie /// 3 chicas à la Ciudad Perdida

C’est à Santa Marta (nord-est de la Colombie pour celle et ceux qui m’ont perdue en chemin), que j’ai retrouvé Roomie et Elise pour 4 jours de trek à destination de la Ciudad Perdida (temple précolombien comme je les affectionne).

Un parcours à forte teneur en piqûres de moustiques, averses apocalyptiques et autres merveilles archéologiques.

Condensé de 4 jours avec un taux d’humidité à 200% :

Dia Uno – Il y a une première à tout

  • Première rencontre de la team : 2 Québécois adeptes du bien parler (et portant bas, chandails et souliers), 2 Autrichiens discrets (mais à l’humour aiguisé), 1 guide colombienne experte en ligotage et sauvetage de damoizelles en perdition, 1 traducteur vénézuélien au physique avantageux (que serait une photo de groupe sans les gros muscles de Mervin ?!), votre aventurière et ses 2 coupines à paillettes. 👯👯‍♂️

  • Première quinzaine de kilomètres dans des paysages junglesques. 🌱

  • Première traversée de rivière (chaussures à la main – chatons mignons qui pensent rester secs). 👟💦
  • Première averse. Une heure de drache intense. On est dans une forêt tropiquale ou on n’est pas dans une forêt tropiquale ?! Premier selfie cape de pluie (d’une longue série). 🌧📸

  • Premiers ébats dans la boue. On s’attend à tout moment à voir débarquer le Père Fouras tellement l’aventure ressemble à s’y méprendre à une épreuve de Fort Boyard.
  • Première photo de groupe Miss and Mister Ciudad Perdida style. 👸🤴

Dia Dos – Journée pepouze

  • 7 heures de marche quasi au sec (comprendre sans pluie – ma tenue d’exploratrice est encore trempée et mes souliers dégagent un doux fumet de moisi 🤢) #Mycoses

  • Traversée d’une rivière en chaise à porteur (petit chariot suspendu à 10m au dessus du vide). Votre princesse égare sa dignité et pleure à chaudes larmes (peur panique du vide le retour). 😱

  • Découverte de la culture Cogui, population indigène précolombienne ayant survécu aux envahisseurs espagnols et qui aujourd’hui cohabite avec les touristes (et les tarentules). 🕷📸

  • Petit cours d’histoire sur la Ciudad Perdida et la Colombie. Les Québécois font preuve d’un chouilla trop de zèle à 22h passées (« Et sinon Madame, une précision sur les Farcs… ») et se font rebaptiser Hermione Granger par Roomie. 🙋‍♂️
  • Concours de boutons de moustiques et autres mouches des sables, je suis clairement en pool de tête avec mes chevilles granuleuses.

Dia 3 – En perdition à la Ciudad Perdida

  • Traversée aller-retour, encordée, d’une rivière déchaînée (on recherche toujours Elise en aval à Santa Marta). Parée de cordes je suis approchée pour l’adaptation ciné de Fifty Shades. 🏊‍♀️ 💦
  • 1200 marches pour arriver aux terrasses de la Ciudad Perdida (et aux militaires qui la gardent – il y a quelques années des touristes s’y sont fait enlevés… depuis de pauvres mirlitons jouent avec les scorpions en attendant la relève).

  • Balade et explications dans la cité susmentionnée. Comme de bien entendu le côté spiritualité du lieu me laisse de marbre. Le côté chargé en faits historiques en revanche… N’est pas Hermione Granger qui l’on croit. 🙋

  • Le genou d’Elise déclare forfait. Votre serviteuse, genouologue certifiée, l’accompagne sur la fin du trajet. Fin du trajet qui comporte à lui tout seul, une averse de 4h, des animaux non identifiés tapis en sous bois et une traversée de rivière de nuit, sous l’orage, à la frontale et en tyrolienne (tyrolienne confectionnée en deux-deux par notre guide experte en bondage). 🐍⛈

Dia 4 – Ça se joue au mental

  • Deux des équipières, les patounes en vrac, terminent l’aventure à moto. Elise complimente son chauffeur sur sa douce odeur. Icelui ne lui retourne pas l’appareil (étonnamment). 🏍
  • Votre serviteuse et Roomie boitillent en serrant les dents pour boucler les 70km du trek (rapport à leurs ampoules et autres brûlures en postérieur dues à l’humidité). Veni, vedi, vici la saison des pluies (et inversement).

Conseils de survie de la part de celle qui en revient :

  • Les petits sacs plastiques à l’intérieur du backpack pour protéger vos precious des chutes en torrent : un must. 🎒
  • La 2ème paire de chaussure pour le soir : non négociable. Remettre les chaussures de rando trempées le matin relève déjà de la torture médiévale alors imaginez en sortie de douche… 👟
  • Le bâton de vieillesse dès les premières minutes de trek : votre allier pour sortir vainqueur-euse des combats de lutte gréco-romaine dans la boue.
  • L’agence Baquianos avec Ruth comme guide : l’assurance d’une aventure intense sans équivalence (certes l’expédition coûte la bagatelle de 260 euros mais pour ne pas finir noyé-e dans un ruisseau ça les vaut). Et puis de toute façon il est interdit de tenter l’aventure solo.
  • 4 ou 5 jours de trek ? 4 ! Le nombre de kilomètres à parcourir n’est pas exorbitant, ce sont les conditions météo qui sont éprouvantes (4 jours les pieds mouillés c’est bien, 5 ils commencent à nécroser).

PS : Mes talents de photographe étant ce qu’ils sont je me suis servie dans les clichés autrement plus prometteurs de Roomie, Elise et Christina.

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